10 / 11 / 2012

 - Actualité

Philippe Cognée au Musée de Grenoble

Après des études à l’École des Beaux-arts de Nantes, sa ville natale, Philippe Cognée se consacre pleinement à la peinture. Il développe une technique complexe qui cherche à brouiller la réalité par toute sortes d’effets picturaux.

Philippe Cognée, « Chicago I », 2005, peinture à la cire sur toile, 250 x 150 cm
Philippe Cognée utilise la photographie comme source de sa peinture. Partant de sujets réels (paysages, objets usuels, portraits, vues de villes, supermarchés...) qui servent de repères à son tracé, il applique une peinture à base de cire et de pigments de couleur. Il recouvre alors la toile d’un film plastique sur lequel il applique un fer à repasser, dont la chaleur va faire fondre la matière et déformer les traits. Avec une matière riche, faite d'arrachements et de plis, de coulures et de bavures, il restitue dans ses œuvres toute l'ambigüité d'un visible en mouvement permanent.
Une de ses célèbres séries tire ses images du logiciel Google Earth. Profitant du nombre infini d’images satellites que possède ce moteur de recherche, Philippe Cognée s’est attaché à sélectionner des vues de villes et à en saisir des plans rapprochés qui parfois frisent l’abstraction. La Collection de la Société Générale possède l’œuvre intitulée Chicago I (2005, peinture à la cire sur toile, 250 x 150 cm).
La rétrospective au musée de Grenoble présente une centaine d’œuvres qui retracent son parcours depuis 1991 jusqu’à aujourd’hui.

D.C.

« Philippe Cognée », musée de Grenoble (5, place de Lavalette, 3800 Grenoble - 04 76 63 44 44 - www.museedegrenoble.fr) ; exposition du 10 novembre au 3 février 2013.