10 / 04 / 2013

 - Actualité

Zao Wou-Ki

« Le bonheur de peindre »

Le grand maître de l’abstraction lyrique Zao Wou-Ki est décédé mardi 9 avril en Suisse. Atteint de la maladie d'Alzheimer il s'est éteint à l'âge de 93 ans. Il aura vécu pour « le bonheur de peindre » et laisse derrière lui une précieuse et inestimable œuvre.

Zao WOU-KI, 19.10.76, 1976, Huile sur toile, 85 x 70 cm
Sa peinture transmet, à travers la richesse expressive des techniques occidentales, l’esprit spirituel et mystérieux de l’Orient. Né à Pékin en 1921, Zao Wou-Ki (de son vrai nom Tsao Wou-Ki) passe son enfance à Nantong, petite ville près de Shanghai. Il entre en 1935 à l’École Nationale des Beaux Arts à Hangzhou pour étudier la peinture à l’huile. Loin d’être attiré par l’académisme, il admire particulièrement les maîtres de l’art moderne : Renoir, Matisse et Picasso.
Zao Wou-Ki arrive en France en 1948 et ses nouveaux amis sont le poète Henri Michaux et les artistes Pierre Soulages, Nicolas de Staël et Hans Hartung. En 1951 c'est la rencontre avec un autre peintre qui lui ouvre son horizon : Paul Klee. Ce dernier va l'inciter à s'engager dans l'abstraction, qui va peu à peu l’amener vers l’abstraction lyrique. La Collection Société Générale possède l’œuvre intitulée « 19.10.76 » réalisée en 1976. Le travail de Zao Wou-ki est profondément imprégné par la tradition chinoise dont il a été nourri dès son enfance. Il est aujourd’hui l’un des artistes les plus reconnus dans le monde de l’art.

Diane Charpentier