20 / 04 / 2013

 - Actualité

Dynamo

Un siècle de lumière

« L’unique chose stable c’est le mouvement, partout et toujours » (Jean Tinguely). Depuis le début du XXème siècle jusqu’à aujourd’hui, l’art a été traversé par les notions d’espace et de vision, par la représentation du mouvement et par l’utilisation de la lumière.

Nicolas Schoffer, Mur lumière, 1976, Écran translucide diffusant, série de 15 lumino sur rail, Système électrique, 298 x 198 x 57 cm © Adagp, Paris, 2007
Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Felice Varini, François Morellet, Jean Tinguely, Takis, Xavier Veilhan ou encore Laurent Grasso, Carmelo Arden Quin et Saâdane Afif… de nombreux artistes modernes et contemporains ont eu en commun le désir de perturber la perception du spectateur devant une œuvre. En effet, face à des lueurs aveuglantes, des miroirs mouvants, des lumières changeantes et des vapeurs colorés notre regard et notre corps se retrouvent bien souvent bouleversés.
C’est à Paris en 1955, lors de la fameuse exposition à la galerie Denise René intitulée « Le Mouvement », que l’art optique et cinétique est inauguré. « Le cinétisme ce n’est pas ce qui bouge, c’est la prise de conscience de l’instabilité du réel », nous raconte l’historien de l’art Jean Clay. De façon inédite, sur l’intégralité des Galeries nationales du Grand Palais, sont exposés près de 150 artistes, travaillant parfois en groupe, qui ont contribué au développement de cet art sur une centaine d’années. A voir les tubes de néon de François Morellet, les peintures de Vera Molnar, Philippe Decrauzat et d’Imi Knoebel, les installations de Laurent Grasso, Zilvinas Kempinas et Nicolas Schöffer, ainsi que la sphère magnétique de Takis.

Diane Charpentier

« Dynamo, Un siècle de lumière et de mouvement dans l’art, 1913-2013 », Grand Palais (entrée Champs Elysées) ; exposition jusqu’au 22 juillet 2013.