21 / 03 / 2016

 - Actualité

ARTAGŌN II : la compétition artistique des étudiants en écoles d'art

Exposition collective du 1er au 10 avril au Passage de Retz, 9 rue Charlot – 75003 Paris

Le mécénat artistique Société Générale soutient la deuxième édition du projet ARTAGŌN, la compétition artistique des étudiants en écoles d’art.

ARTAGON
ARTAGŌN offre chaque année, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, de ses mécènes et de ses partenaires, une compétition artistique pour les étudiants en écoles d’art, véritable première mondiale. Le jury, présidé cette année par la galeriste Chantal Crousel, est composé de 25 acteurs du monde de l’art et de la création. En février et mars, ils se sont répartis en plusieurs délégations afin de visiter 15 écoles d’art en France, en Suisse, en Belgique et à Monaco, et de sélectionner 3 étudiants dans chacune d’elles. L’exposition regroupe les œuvres des 45 artistes choisis. Lors de la soirée de clôture, le samedi 9 avril à partir de 19h, les coupes ARTAGŌN seront remises par le jury à un groupe d’étudiants issus d’une même école, ainsi qu’à l’artiste ayant présenté à ses yeux le travail le plus prometteur.
 
« Soyez sauvages ! », « imprégnez-vous du monde dans lequel vous vivez ! », « dîtes-nous qui vous êtes ! », « n’ayez pas peur ! », « lâchez-vous ! »…
 

Tels étaient en substance les conseils bienveillants de plusieurs jurés lors des visites d’écoles – les qualifications –, qui ont réuni près de 250 étudiants en art. Les recherches strictement formelles ou le tissage de références multiples semblent moins animer des regardeurs davantage sensibles aux élans de liberté, à la folie, à la prise de risques, à l’affirmation d’une démarche, estimant que notre siècle, à l’adolescence léthargique, mériterait d’être sérieusement agité. Point de quête forcée vers la nouveauté, mais un véritable positionnement : l’artiste est essentiel à notre société, c’est lui qui dérange, interroge et éclaire, et, en ces temps difficiles, beaucoup d’espoirs sont placés dans une relève encore perçue comme sage et timide.
Les choix du jury se sont dès lors instinctivement orientés vers des pratiques en maturation, néanmoins porteuses de réflexions assumées, de potentiels, ou d’univers qui sortent des sentiers battus. Notre volonté a été de retranscrire, à travers un commissariat d’exposition axé sur la composition de plusieurs temps forts, un panorama de ce qui a conquis le jury et frappé notre propre sensibilité lors des visites d’écoles. L’objectif n’est donc pas de proposer une tendance objective et exclusive, mais plutôt de mettre en exergue un ensemble subjectif d’indices, susceptible de mener vers l’art des prochaines années.

L’exposition s’ouvre sur des étrangetés, des espaces impossibles, d’attente, de fiction, de découverte sensorielle. Ils entourent une salle chargée d’un regard acéré sur la condition actuelle de l’homme. Économie, travail, géopolitique, mondialisation, médias de masse, sont les sujets et les cibles d’une jeunesse pleine d’énergie. À travers l’élaboration d’une esthétique du contrôle ou de la ruine, toujours empreinte d’une certaine élégance, elle désire mettre en exergue – et parfois dénoncer – les caprices de notre société. L’orangerie fait place à l’explosion, l’effacement, le démembrement des corps – une énigmatique sensualité. Ce jardin profane conduit à un vaste temple. Le corps se reconstitue pour entrer en méditation : espérance d’un miracle, martyrs, rituels, sacralité du quotidien, hasard ou pure abstraction ; l’artiste est aussi celui qui évolue dans une temporalité alternative, pouvant patiemment attendre un signe de l’ailleurs, ou l’invoquer. Cela n’échappe pas à cette génération qui crée ou cherche des formes singulières de spiritualité, comme pour asseoir notre monde et ses croyances sur un socle nouveau. Une fois sur la mezzanine, l’introspectif se substitue à l’universel avec des œuvres fondées sur la mémoire, l’amour, leur fragmentation, et les itinéraires personnels de leurs créateurs. L’allée Pastourelle, enfin, ouvre une porte sur l’atelier et le contexte créatif en abordant certaines problématiques liées à la production actuelle et future des œuvres d’art. Que faire face à l’émergence de l’intelligence artificielle et de l’automatisation des techniques ? Un robot fera-t-il un jour un grand artiste ? Il serait éventuellement un maître de la forme et de l’imitation, une encyclopédie de références, d’une dextérité inégalable, mais ne pourra prétendre à ce qui est intrinsèque à chaque artiste, ancien ou jeune : la liberté.

Exposition collective du 1er au 10 avril 2016
Soirée d'ouverture le 1er avril dès 20h
Soirée de clôture et annonce des lauréats le 9 avril dès 19h
Passage de Retz, 9 rue Charlot – 75003 Paris

Source : ARTAGŌN

Plus d'informations : http://artagon.co/