17 / 10 / 2016

 - Actualité

FIAC 2016 : suivez le guide !

Grand et Petit Palais, avenue Winston Churchill, jardin des Tuileries, musée Eugène Delacroix, gare du Nord : du 20 au 23 octobre, la FIAC est de retour pour une 43ème édition qui gagne du terrain. Terrain occupé par les stars montantes ou confirmées de l’art contemporain (et nombre d’artistes de la Collection). Parcours.

Bertrand Lavier, Gaveau, 2008. Courtesy de l'artiste et Galerie Almine Rech. Crédit photo Bruno Voidey
Départ du Grand Palais

À vos marques, prêts, partez : début du circuit au Grand Palais où 186 galeries, parmi les plus importantes de la scène internationale, se sont données rendez-vous. Sous la verrière, là où fleurissent les plus grosses écuries, saluons les quelques audacieuses qui ont fait le choix du solo show. Parmi celles-ci : la New-Yorkaise 303 Gallery qui met à l’honneur les peintures réfléchissantes et composites de l’Américain Nick Mauss, à retrouver bientôt au Nouveau Musée National de Monaco ; ou encore la Londonienne Sadie Coles qui confie son espace au prolifique Suisse Urs Fischer, à l’affiche quant à lui de la Fondation Vincent van Gogh à Arles.

De stand en stand, on avise ensuite pêle-mêle : François Morellet accompagné de la photographe Marie Bovo chez Kamel Mennour ; les abstraits Martin Barré et Shirley Jaffe en compagnie de Valérie Belin chez Nathalie Obadia ; le minutieux Lionel Estève, le facétieux Bernard Frize et le troublant Laurent Grasso réunis chez Perrotin ; la talentueuse (et finaliste du Prix Marcel Duchamp 2016) Ulla von Brandenburg chez Art : concept ; et l’artiste conceptuel Victor Burgin chez Thomas Zander.

Étape au Petit Palais

Nouveauté 2016, la promenade FIAC se poursuit désormais le long de l’avenue Winston Churchill, rendue piétonne pour l’occasion, et au Petit Palais où se dressent une trentaine de sculptures et d’installations. En sortant du Grand Palais, on risque ainsi de buter contre un lièvre en bronze de cinq mètres de haut jouant du tambour, échappé du bestiaire débridé de l’iconoclaste sculpteur britannique Barry Flanagan. Un peu plus loin, sur le pont Alexandre III, on peut aussi prendre de la hauteur grâce au Pavillon des points de vue imaginé par Alain Bublex, belvédère portatif nous incitant à reconsidérer la question du paysage. 

Pendant ce temps, à l’intérieur du Petit Palais, Bertrand Lavier se joue de nos sens avec un piano recouvert d’une épaisse couche de peinture noire intitulé Gaveau, pièce maîtresse de ses « objets peints », tandis que le plasticien chinois Wang Du dissémine au sein du musée plusieurs bustes de sa pièce Becompddg réalisée pour l’expo Le Surréalisme et l’objet au Centre Pompidou en 2013. 

Arrivée en gare du Nord

Besoin d’air ? On peut compter sur le programme Hors les Murs qui nous attire tout d’abord au jardin des Tuileries. À faire cette année : se lover dans le coquillage modulaire en bois du designer Ron Arad ; se cacher derrière les mystérieux arbres issus de la forêt immaculée du duo Berdaguer & Péjus ; se pencher sérieusement sur la maquette du projet A Lighthouse for Lampedusa! développé par le Berlinois Thomas Kilpper. Et à ne surtout pas faire : s’affoler de tomber nez à nez avec un bus de tourisme garé entre deux allées (c’est le fait de l’artiste américain Colin Snapp).
  
Encore un peu d’énergie ? Place Vendôme, le Suisse Ugo Rondinone confronte un ensemble de sculptures pétries de poésie brute au classicisme majestueux des lieux. À Saint-Germain-des-Prés, le Français Stéphane Thidet (vu cet été au Collège des Bernardins) réveille le paisible musée Eugène Delacroix à grand renfort de néons et de sons. Et puis un peu partout, le nouveau festival Parades for FIAC orchestre une série d’actions live depuis la Cour carrée du Louvre jusqu’au hall de la gare du Nord. 



Aurélie Laurière 


Illustration : Bertrand Lavier, Gaveau, 2008. Courtesy de l'artiste et Galerie Almine Rech. Crédit photo Bruno Voidey