16 / 01 / 2017

 - Actualité

Horoscope artistique 2017

Orlan à la MEP, David Hockney au Centre Pompidou, Camille Henrot au Palais de Tokyo… Voici un tour d’horizon des expositions d’art contemporain qui jalonneront 2017. L’horoscope le plus fiable que vous pouvez trouver en ce début d’année.

Stéphane Couturier, Toyota n°8, série Melting Point, 2005. Courtesy La Galerie Particulière, Paris-Bruxelles © Stéphane Couturier

Hiver conceptuel

Déjà bien entamé, l’hiver se poursuivra au Bal qui, tout au long du mois de janvier, nous embarquera sur les traces du photographe Stéphane Duroy, des fantômes de la vieille Europe aux tourments de la jeune Amérique, et du tirage statique à l’installation organique (jusqu’au 9 avril). Plus tard dans le mois, le Crédac (Ivry-sur-Seine) confrontera les productions récentes de deux jeunes gens modernes nés en 1988 : les vidéos oniriques de Lola Gonzàlez et les toiles mises en musique de Corentin Canesson (du 20 janvier au 2 avril).

Février marquera le coup d’envoi de la saison En toute chose au Palais de Tokyo qui auscultera notre rapport aux objets. Au menu : une expo collective dotée d’un titre poétique, Sous le regard de machines pleines d’amour et de grâce, et sept propositions personnelles parmi lesquelles celle d’Abraham Poincheval, le spécialiste des sculptures habitables (du 3 février au 8 mai).


Printemps photographique

Temps fort de cette année 2017, le nouveau Mois de la Photo – rebaptisé Mois de la Photo du Grand Paris – se déroulera en avril et gagnera la banlieue parisienne. Épicentre historique de la manifestation, la MEP consacrera, au sein d’une saison centrée sur le corps, une importante expo à la célèbre artiste aux cheveux bicolores Orlan (du 19 avril au 18 juin). Simultanément, la Fondation Cartier pour l’art contemporain retracera quant à elle la relation passionnelle qui unit photographie et automobile depuis Jacques Henri Lartigue jusqu’à Stéphane Couturier ou Alain Bublex (d’avril à octobre).

Précédant une série d’événements dédiés au continent africain, la Fondation Louis Vuitton s’attellera, dès la fin du mois d’avril, à une exploration en trois temps de sa scène contemporaine. Au programme : un aperçu inédit de la collection de l’homme d’affaires Jean Pigozzi (Seydou Keïta, Malick Sidibé, Barthélémy Toguo), un dialogue entre trois générations d’artistes sud-africains (David Goldblatt, Zanele Muholi, Athi-Patra Ruga) et une sélection d’œuvres de la collection de la Fondation (du 26 avril au 28 août).


Été monographique

Dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou, autre temps fort de cette année 2017, le musée Soulages de Rodez accueillera en juin une dizaine d’œuvres de Pierre Soulages en provenance de l’institution parisienne ; des œuvres qu’il intégrera à ses collections au fil d’un parcours remontant soixante-dix années de peinture (du 16 juin au 5 novembre). Ce même Centre Pompidou nous fera ensuite entrer dans l’été avec la plus grande rétrospective jamais consacrée au sémillant David Hockney. Peintures, photos, dessins, installations vidéo, ouvrages imprimés : ce sont plus de 200 œuvres de l’artiste anglais qui seront montrées (du 21 juin au 23 octobre). En Bretagne, le Domaine de Kerguéhennec s’attachera peu après à présenter le sculpteur Bernard Pagès, figure incontournable du mouvement Supports/Surfaces, et donc de la déconstruction, comme un « assembleur » d’éléments, de matériaux et d’univers divers (du 25 juin au 5 novembre). En juillet, le Frac PACA (Marseille) dévoilera le troisième volet d’un triptyque d’expos dédié au Serial Painter Pascal Pinaud (du 1er juillet au 29 octobre).


Automne réflexif

En septembre, on se pressera à la MEP pour tenter de retrouver l’artiste chinois Liu Bolin, toujours parfaitement dissimulé au creux de ses propres clichés (du 6 septembre au 29 octobre). La rentrée digérée, on se rendra au Palais de Tokyo qui, après Philippe Parreno en 2013 et Tino Sehgal en 2016, confiera la totalité de ses espaces d’exposition à la Française Camille Henrot pour une carte blanche autour de la notion de dépendance (du 18 octobre au 7 janvier). On frisera enfin l’hiver avec une rétrospective, longtemps attendue, de l’œuvre du sculpteur César, figure majeure du Nouveau Réalisme, au Centre Pompidou. L’occasion de se plonger dans les séries les plus célèbres telles que les Compressions ou les Empreintes humaines, mais aussi de se confronter à certains cycles encore méconnus (du 13 décembre au 23 mars). 



Aurélie Laurière