20 / 03 / 2017

 - Actualité

Nos artistes dans les petits papiers du salon Drawing Now

Drawing Now, le salon du dessin contemporain, est de retour au Carreau du Temple, à Paris, du 23 au 26 mars prochains. Au menu de cette 11e édition : soixante-douze galeries, un parcours VIP, une expo collective et six artistes de la Collection Société Générale.

Philippe Cognée, Trois tours, 2015, teinture sur papier photo © galerie Oniris – Rennes

Bernard Pagès, Philippe Cognée et Pascal Pinaud font référence


Une règle unique, celle du Focus sur un artiste, mais deux niveaux pour différentes générations. Au salon Drawing Now, les jeunes artistes bénéficient de la section Émergence tandis que les plus renommés, parmi lesquels trois artistes de la Collection, occupent la plate-forme Référence.

Bernard Pagès, dont on connaît la jeunesse liée à Supports/Surfaces et la carrière de sculpteur pavée d’assemblages bruts, expose une sélection de son importante production graphique chez Bernard Ceysson (Paris). Des feuilles qui sont bien plus des extensions que des annexes de son œuvre sculpté, et dont les nervures ainsi que la nervosité témoignent du même amour de la matière première.

Pendant ce temps, chez Oniris (Rennes), on entend nous emmener au-delà du style érigé en carte de visite de Philippe Cognée – une peinture à l’encaustique chauffée au fer à repasser. On y découvre une autre signature, peu montrée, qui se trace en couleurs ou en noir et blanc, au fusain, à l’encre, à l’aquarelle et, parfois même, à l’encaustique.

Beaucoup moins confidentielles sont les œuvres sur papier du plasticien Pascal Pinaud. Elles figuraient en bonne place, cet hiver, à la Fondation Maeght (Saint-Paul-de-Vence) où on lui consacrait, ainsi qu’à l’Espace de l’art concret (Mouans-Sartoux), les deux premiers volets d’une conséquente expo qui s’achèvera, cet été, au FRAC PACA (Marseille). En attendant, rendez-vous sur le stand de la galerie Catherine Issert (Saint-Paul-de-Vence).



Aurélie Nemours et Jean-Michel Alberola s’imposent en maîtres


Initiative lancée l’an passé, Master Now invite une dizaine de galeries de la plate-forme Référence à présenter, au sein d’un parcours balisé, un chef-d’œuvre signé d’un maître du dessin.

Choisi par Oniris, un pastel en niveaux de gris de la grande dame de l’art concret disparue en 2005 Aurélie Nemours, nous ramène en 1958. Issu de la première série des Demeures, celui-ci rejoue les débuts d’une longue carrière construite le long de la voie de l’abstraction et des couleurs pures, entre rigueur et sensibilité.

Exposé par Catherine Issert, un facétieux fusain de 1990 de Jean-Michel Alberola (né en 1953), intitulé Les Frères Lumière, illustre quant à lui le talent de l’artiste touche-à-tout pour les associations de belles images et de bons mots.

Des œuvres qui côtoient de près celles de Giuseppe Penone, Roland Topor, Pierrette Bloch ou David Hockney.



Philippe Cognée et Javier Pérez se montrent à fleur de peau


Tradition depuis la première édition de celui qu’on appelait alors le « Salon du dessin contemporain », l’expo thématique et collective, montée en regard de la section Émergence, repousse cette année les limites du médium et les contours de sa définition sous le titre « À Fleur de peau ».

Parmi la vingtaine d’œuvres présentées – Dominique De Beir, Sophie Ristelhueber, Douglas White, Jérôme Zonder –, une aquarelle de Philippe Cognée figurant un Homme chien (2007) répond étonnamment à sept feuilles tirées de la série des Trans (2011) du plasticien espagnol Javier Pérez, connu pour son travail autour de son propre corps. Si le trait est différent – évanescent chez Cognée, acéré chez Pérez –, la dimension organique et la question de la mutation, de l’hybridation, se rejoignent, tout comme le trouble provoqué.



Aurélie Laurière



Illustration : Philippe Cognée, Trois tours, 2015, teinture sur papier photo © galerie Oniris – Rennes



À voir > au Carreau du Temple, 4, rue Eugène Spuller, Paris 3e.

Du jeudi 23 au dimanche 26 mars 2017, de 11h à 20h (19h le dimanche).