26 / 03 / 2017

 - Actualité

ART DUBAI 2017 – UNE SCENE EN DEVENIR

S’ouvrait la semaine dernière la 11e édition d’Art Dubaï, renforcée dans son intérêt cette année par la Biennale de Sharjah, l’émirat voisin. Ainsi, pendant ces quelques jours d’inauguration, nombre de directeurs de musées, de critiques d’art, de journalistes et bien sûr de collectionneurs du monde entier prennent l’air du temps sec et chaud de cette jeune scène artistique.

Art Dubaï

La scène émirati est en effet aussi paradoxale que la météo locale lorsque la pluie est enfin au rendez-vous. Pourquoi ? Car bien que les moyens des collectionneurs potentiels locaux soient colossaux, l’art contemporain ne fonctionne pas encore à plein régime. Si la foire accueille cette année 94 exposants de 43 pays, ceux-ci sont essentiellement du Moyen-Orient, ce qui fait d’ailleurs l’intérêt et le charme de la foire, puisque l’on espère découvrir les talents de demain qui émergeront dans la zone, le marché local n’étant pas encore à maturité. Cependant, tout le monde n’est pas le regretté Hassan Sharif, le père de l’art contemporain émirati, dont les œuvres très conceptuelles furent une révolution et firent école dans la région.


Les ventes sont lentes à Art Dubaï, aux dires de tous. Certaines grandes galeries européennes se sont d’ailleurs découragées. Mais cette année, un changement semble poindre. Deux raisons peut-être : le dynamisme remarqué de la nouvelle directrice de la foire Myrna Ayad, et une conjoncture hors du commun. Car n’oublions pas le pharaonique projet muséal d’Abu Dhabi, à un jet de pierre de Dubaï (1h30 par la route !). A la fin de l’année devraient s’ouvrir le Louvre Abu Dhabi, le Guggenheim et le musée national des Emirats Arabes Unis. Un des axes affirmés de ce projet extraordinaire étant l’éducation de la population locale à tous les arts plastiques et leur histoire !

Une révolution est en train de s’opérer, le marché suivra… forcément.




Sophie Gonzalez Artstorming

 



Photo : Vue du Salon Art Dubaï 2017 : Œuvre d’Hassan Sharif  - Crédit : Sophie Gonzalez Artstorming