16 / 10 / 2017

 - Actualité

Embarquement pour la 14e Biennale de Lyon !

Sucrière, MAC Lyon, IAC de Villeurbanne, couvent de La Tourette : la Biennale de Lyon est de retour avec une 14e édition placée sous le signe des Mondes flottants qui invite à se laisser dériver jusqu’au 7 janvier.

biennale de lyon

De la Sucrière au MAC Lyon


Épicentre à deux têtes de l’événement, l’ancien magasin général des sucres en bord de Saône et le musée d’art contemporain de Lyon en bord de Rhône présentent des œuvres réunies en archipels au sein desquels canoter.


Tout commence avec des mots, rien que des mots. Des mots qui s’entremêlent (Ján Mančuška), se dérobent sous nos pieds (Jochen Gerz) ou s’enfuient avant même d’être écrits (Marcel Broodthaers) pour mieux renaître et essaimer. Viennent ensuite des sons, beaucoup de sons, que matérialisent des installations qui, de la cacophonie joyeuse de Rainforest V (Variation 1) de David Tudor aux apaisants tintinnabulements de Clinamen v3 de Céleste Boursier-Mougenot (le Dôme, place Antonin Poncet), jouent la carte de l’immersion.


C’est alors que le corps passe au premier plan. Celui de danseurs métamorphosés par de drôles de vêtements (Ola Maciejewska) ou de musiciens électrisés par leurs instruments (Ari Benjamin Meyers). Mais également celui du visiteur, exhorté par exemple à se lover dans l’alcôve de polyamide d’Ernesto Neto, Two Colums for One Bubble Light.


Enfin, on prend du recul avec Sympathy for the Devil d’Icaro Zorbar, une œuvre composée d’écrans, de livres de science-fiction et de miroirs, reflet d’un futur dépassé. Et puis surtout avec I Will Keep a Light Burning, une installation signée d’un artiste de la Collection, Renaud Auguste-Dormeuil, composée de cinq cents bougies dessinant le ciel tel qu’il sera dans cent ans.



Ernesto Neto, Vue d’ensemble ; Two Colums for One Bubble Light ; Minimal Surface of a Body Evolution on a Field, 2007. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2017, de la galerie Max Hetzler © Blaise Adilon. 



Et bien au-delà  

Au large de ces Mondes flottants, la Biennale de Lyon ne manque pas d’événements périphériques jusqu’auxquels voguer. À commencer par Rendez-vous 17, l’exposition dédiée à la création émergente réunissant dix artistes travaillant en France et dix artistes sélectionnés par dix biennales étrangères, à l’IAC de Villeurbanne. Plus que jamais au rendez-vous.


La plateforme Veduta visant à multiplier les zones de contact entre les artistes et les publics, gagne quant à elle du terrain et touche cette année dix communes. Parmi les divers ateliers, résidences, parcours et expos proposés, notons le projet Eau de Rose emmené par l’artiste Thierry Boutonnier impliquant les habitants de différents quartiers dans l’élaboration d’une eau de rose 100 % urbaine. Une œuvre collective en perpétuelle croissance dont on peut avoir un aperçu à la galerie Tator.



Lee Ufan, Relatum – Room, 2017 © Jean-Philippe Simard. 



Pour terminer, nombreuses sont les expositions associées de plus ou moins près à la manifestation. C’est le cas de la rencontre entre Le Corbusier, architecte du bâtiment, et Lee Ufan, connu pour ses sculptures de contrastes, organisée au couvent de La Tourette à Éveux. Ardoise, métal, sable ou papier translucide : l’artiste coréen, qui tour à tour souligne et tempère la rudesse du béton corbuséen, parvient à y ouvrir un dialogue aussi sobre que puissant.


Aurélie Laurière


À voir > à la Sucrière, au MAC Lyon et à l’IAC de Villeurbanne.
Jusqu’au 7 janvier 2018, du mardi au vendredi de 11h à 18h, le week-end de 11h à 19h, nocturnes jusqu’à 22h les vendredis 29 septembre, 13 octobre, 17 novembre et 15 décembre.

Retrouvez l’ensemble du programme et des informations pratiques sur : www.biennaledelyon.com



Photo du haut : Céleste Boursier-Mougenot, clinamen v.3, 2017. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2017 et de la galerie Xippas © Blaise Adilon.