25 / 01 / 2018

 - Actualité

Les expos d’art contemporain à ne pas manquer en 2018

Du musée d’art moderne de la ville de Paris au Grand Palais en passant par le MAC VAL ou le MAC Marseille, tour de France des expos d’art contemporain qui devraient marquer 2018.

Mohamed Bourouissa, Horse Day, 2015

En matière d’art contemporain, l’année démarre fort avec une première expo institutionnelle française offerte par le musée d’art moderne de la ville de Paris à Mohamed Bourouissa. Pendant deux mois, le Franco-Algérien nous entraînera sur les traces de cavaliers afro-américains à Philadelphie (du 26 janvier au 22 avril). Février verra l’inauguration au Centre Pompidou d’une rétrospective débridée consacrée à l’artiste textile américaine Sheila Hicks, offrant l’espace qu’il mérite à un art tout sauf mineur (du 7 février au 30 avril). Suivra L’Un et l’Autre au Palais de Tokyo, projet tissé à quatre mains par l’incontournable Kader Attia et son aîné Jean-Jacques Lebel autour de la question de… l’autre (du 16 février au 13 mai). En mars, le sulfureux Adel Abdessemed, connu pour ses œuvres coup de poing – voire coup de tête – déploiera des pièces inédites sur deux niveaux du MAC Lyon (du 9 mars au 8 juillet). Pendant ce temps, l’inclassable New-Yorkaise Lutz Bacher investira tous les étages signés Rem Koolhaas de la tant attendue fondation Lafayette Anticipations pour son ouverture au public (du 10 mars au 30 avril).



L’arrivée des beaux jours ne devrait pas nous empêcher de nous presser au Grand Palais où l’expo Artistes & Robots creusera le sujet épineux de l’imagination artificielle. De Tinguely à Murakami en passant par Nicolas Schöffer ou Vera Molnar (du 5 avril au 9 juillet). Peu après, le MAC VAL de Vitry-sur-Seine consacrera une monographie à Kader Attia – décidément incontournable – qui profitera de la localisation du centre d’art pour s’intéresser aux rapports entre corps et architecture (du 14 avril au 3 septembre). Mai satisfera ensuite nos envies d’évasion. Il nous attirera à La Villette où l’expo du collectif nippon teamLab nous donnera un avant-goût interactif et high-tech de la saison culturelle Japonismes 2018 (du 4 mai au 2 septembre). À moins qu’il ne nous mène à Marseille où une autre saison, MP2018, battra son plein depuis février autour du thème « Quel Amour ! ». On pourra y voir l’expo presque éponyme du MAC Marseille, Quel Amour !?, interrogation du plus mystérieux des sentiments par Gilbert et Georges, Louise Bourgeois ou Claude Lévêque (du 10 mai au 31 août).



Kader Attia, The Culture of Fear: An Invention of Evil, 2013. Courtesy de l’artiste © Adagp, Paris 2017. 



L’été ne sera plus très loin quand le grand Zao Wou-Ki (1920-2013), peintre chinois établi à Paris en 1948 et artiste phare de la Collection, se verra enfin célébrer comme il se doit, au gré de polyptyques et de grands formats, au musée d’art moderne de la ville de Paris (du 1er juin au 6 janvier). Il sera même tout près lorsque la Maison rouge livrera sa dernière expo avant fermeture. Joliment baptisée L’Envol, celle-ci traitera du rêve humain de voler en croisant art contemporain, art brut et art populaire. Avec Stéphane Thidet, Gustav Mesmer ou Mœbius (du 16 juin au 28 octobre).  


Après une habituelle trêve estivale, la rentrée des expos nous offrira un automne haut en couleur. Si les dates restent à définir, on sait déjà que le Palais de Tokyo accordera sa désormais traditionnelle carte blanche à l’artiste argentin Tomás Saraceno. Parallèlement, la Fondation Louis Vuitton et le Grand Palais devraient rivaliser de files d’attente. La première en proposant une rétrospective de l’œuvre fulgurante de Jean-Michel Basquiat, mort prématurément en 1988 à l’âge de 27 ans (du 3 octobre au 14 janvier). Le second en présentant Michael Jackson, à l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition, sous les traits d’une icône de l’art contemporain brossés par Andy Warhol, Jeff Koons ou David LaChapelle (du 23 novembre au 17 février).

 

Aurélie Laurière

 

Visuel (haut) : Mohamed Bourouissa, Horse Day, 2015. Courtesy de l’artiste et Kamel Mennour, Paris / London © Adagp, Paris, 2017