22 / 03 / 2018

 - Actualité

Promenade au salon Drawing Now en compagnie de nos artistes

Drawing Now, le plus contemporain des salons parisiens dédiés au dessin, investit le Carreau du Temple du 22 au 25 mars pour sa 12e édition. Au programme : une expo croisée de B.D., un niveau bas repensé, beaucoup de belles feuilles et de nombreux artistes de la Collection.

Vue(s) de la 12e édition de Drawing Now Art Fair, Carreau du Temple, Paris © Aurélie Laurière

Année B.D. 

Au niveau bas du Carreau du Temple, la promenade commence avec une expo en forme de strip consacrée aux rapports entre B.D. et dessin contemporain. Réalisée en partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, celle-ci entend donner à voir les incursions d’artistes contemporains dans la B.D. et les relations d’auteurs graphiques à l’art contemporain. Le résultat, qui fait passer des uns aux autres sans soubresauts, présente les œuvres de deux artistes de la Collection : un diptyque de Jean-Michel Alberola, hommage à l’auteur de B.D. George Herriman, et une représentation du corps humain passée à la chirurgie esthétique comics signée Gilles Barbier.


Propositions originales 

La ballade se poursuit entre deux nouveaux secteurs baptisés « Process » et « Insight » respectivement dévolus à la présentation d’artistes peu connus, et de projets repoussant les limites du médium. C’est au sein du dernier que l’on rencontre trois propositions mettant en scène des artistes de la Collection. La première, orchestrée par Martine Aboucaya, confronte la projection d’un manuscrit de Paul Valéry par le duo Angela Detanico et Rafael Lain à des reproductions de couvertures de livres de Claire Morel. La deuxième, sur le stand de la galerie 8+4, mêle les délicats collages de Claire Trotignon aux travaux plus musclés de Julien Creuzet et Roberta Marrero. La troisième, carte blanche confiée à l’artiste Xavier Theunis par la Backslash Gallery, accroche les pièces de dix-huit plasticiens – dont Sépànd Danesh – sur un mural noir et blanc de Mathieu Mercier. 


Œuvres maîtresses 

Au rez-de-chaussée, là où sont réparties les galeries du secteur général, il est possible, pour la troisième année consécutive, de tirer le fil du parcours « Master Now » composé de vingt chefs-d’œuvre triés sur le volet. Parmi ceux-ci, se trouvent une pièce de Richard Long réalisée à l’argile blanche sur fond noir, d’une facture proche de l’œuvre détenue par la Collection Société Générale (Art Bärtschi & Cie), une gouache de Shirley Jaffe (galerie Jean Fournier) et une feuille des années 1970 de Gottfried Honegger (galerie Römerapotheke). Celle-ci s’offre au milieu de deux ensembles radicalement différents : des quadrillages colorés sur lesquels sont apposés de nerveux coups de crayon surprenants chez Honegger, et des formes géométriques issues d’un programme informatique. 


Artistes en lumière 

En marge de ce sentier balisé, notons enfin quelques coups de projecteur donnés de-ci de-là sur nos artistes. Chez Lelong, l’accent est par exemple mis sur un ensemble de gouaches de l’incontournable Marc Desgrandchamps. La galerie Karsten Greve met quant à elle en avant des aquarelles évanescentes du non moins incontournable Jean-Michel Othoniel contrastant fortement avec les dessins sur métal cabossé de Raùl Illarramendi. Pour finir, Oniris révèle de séduisants collages récents de Christian Bonnefoi autour desquels sont présentés Philippe Cognée et Claude Viallat, dont les célèbres haricots magiques parsèment l’ensemble de cette 12e édition. 





Aurélie Laurière


À voir > au Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller, Paris 3e.
Du jeudi 22 au dimanche 25 mars 2018, de 11h à 20h (19h le dimanche).