14 / 09 / 2018

 - Actualité

Tournée de rentrée des galeries en compagnie de nos artistes

Sonneries d’école, promotions sur les fournitures scolaires et bousculades dans le métro : cela ne vous aura pas échappé, c’est la rentrée. Un rendez-vous auquel les galeries d’art ont, elles aussi, répondu présent. Pour la plupart fermées cet été, elles rivalisent en septembre de propositions stimulantes. Et si on y faisait un tour en compagnie des artistes de la Collection ?

Laurent Grasso, OttO, 2018. Vues de l'exposition, Perrotin Paris (6 septembre – 6 octobre 2018). Photo : Claire Dorn © Laurent Grasso / ADAGP Paris, 2018.

À Paris, les expositions personnelles consacrées à des artistes de la Collection ne manquent pas. En premier lieu tout près du Centre Pompidou où la galerie Templon célèbre conjointement le père de l’abstraction lyrique Georges Mathieu (jusqu’au 20 octobre), et le peintre sénégalais des consciences tourmentées Omar Ba, entré cet été dans la Collection (jusqu’au 3 novembre).


À deux pas de là, la galerie Max Hetzler expose l’historique série de sculptures Saffa et Seita du Nouveau réaliste Raymond Hains, dont Société Générale possède une pièce de 1971 (jusqu’au 6 octobre), tandis que la galerie Christophe Gaillard voit son sol recouvert d’une peinture inédite du jeune Julien des Monstiers (jusqu’au 13 octobre).


Plus avant dans le Marais, la galerie Perrotin nous plonge dans le désert australien sur les traces de Laurent Grasso et de sa récente recherche sur le pouvoir des ondes (jusqu’au 6 octobre) ; la galerie Xippas déploie les nouveaux mille-feuilles visuels du Brésilien Vik Muniz (jusqu’au 20 octobre) ; et la galerie des multiples s’emplit d’énergie rock grâce aux dernières variations picturales de Stéphane Calais (jusqu’au 27 octobre).


La Rive gauche n’est quant à elle pas en reste. Rue du Bac, les galeries Maeght et Jean Fournier mettent ainsi respectivement à l’honneur l’œuvre gravé du sculpteur Eduardo Chillida (jusqu’au 13 octobre), et la production récente de Christophe Robe (du 13 septembre au 27 octobre). Rue des Beaux-Arts, c’est avec un solo show de David Lefebvre que la galerie La Forest Divonne a choisi de fêter ses 30 ans. Une proposition complétée par un accrochage des artistes de la galerie parmi lesquels figure un certain Jean-Michel Meurice (du 20 septembre au 27 octobre).


Du côté des expositions collectives, citons d’ailleurs notamment, toutes trois dans le Marais : Absolu Incertain à la galerie Jérôme Poggi avec Georges Tony Stoll (jusqu’au 2 octobre) ; Affinité(s) à la galerie Jousse Entreprise avec Eva Nielsen (jusqu’au 25 septembre) ; Future is Collective à la Backslash Gallery avec Sépànd Danesh et Fahamu Pecou (jusqu’au 3 novembre).


En région, notons la poursuite de deux propositions inaugurées cet été. D’un côté, l’expo que la galerie Oniris à Rennes dédie aux travaux récents sur papier de Philippe Cognée (jusqu’au 22 septembre). De l’autre, la carte blanche confiée au collectionneur André Le Bozec par la galerie Wagner au Touquet en hommage au peintre Guy de Lussigny réunissant vingt artistes, dont Geneviève Claisse et Aurélie Nemours, autour de trois couleurs – bleu, blanc, rouge – et d’une même passion pour l’abstraction (jusqu’au 7 octobre).


À l’étranger, mentionnons par exemple le dévoilement d’un ensemble d’œuvres inédites de Stéphane Dafflon à la galerie Xippas de Genève (du 13 septembre au 3 novembre) ; et, beaucoup plus loin, le remix appliqué à la peinture florale par le jeune Louis Granet, en dialogue avec l’Américain Michael Bevilacqua, chez Neumann Wolfson Art à New York (du 12 septembre au 26 octobre).


Aurélie Laurièr



Visuel : Laurent Grasso, OttO, 2018. Vues de l’exposition, Perrotin Paris (6 septembre – 6 octobre 2018). 

Photo : Claire Dorn © Laurent Grasso / ADAGP Paris, 2018. Courtesy of the artist & Perrotin.