Plug-in City (2000) - Eiffel 2

Alain Bublex

Date : 2002

Support : Photographie

Dimension : 188 x 188 cm

Epreuve chromogène laminée, diasec sur aluminium

Alain Bublex est rapidement séduit par la ville, par sa concentration d’activité et par la densité de son architecture. La série « Plug-in City » correspond à la reprise d’un projet des années 60, pensé par le Britannique Peter Cook. Il proposait, pour répondre au problème d’un espace urbain saturé, la création d’unités mobiles d’habitation, c’est-à-dire des cellules habitables, à greffer sur des habitations déjà existantes : des préfabriqués sur des immeubles en pierre de taille ou des cabanes en tôle sur des gratte-ciel en verre par exemple. Après son projet de ville imaginaire « Glooscap », Bublex donne une réalité visuelle à cette utopie un peu loufoque, à cette ville en variation perpétuelle, sous forme d’un montage photo.

© Adagp, Paris, 2007

Interview FIAC 2011

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Le guide


Vous ne rêvez pas, c’est bien elle, la Tour Eiffel. Sommes-nous en 2050, dans un film de science fiction ? Non !

Cette mutation futuriste de la Dame de Fer est l’œuvre de l’artiste français, Alain Bublex. Reprenant le projet Plug-in city de l’architecte Peter Cook dessiné en 1964, il a développé un travail de série du même nom par lequel il nous offre sa conception loufoque d’une cité utopique. Pour pallier à la saturation des espaces urbains, il imagine des structures modulaires, dont les différentes unités se connectent les unes aux autres – se pluggent- répondant ainsi ultra simplement aux besoins de la population.

Cette photographie est l’illustration même de la mise en œuvre de l’utopie.
On peut tout imaginer : Paris est surpeuplée, il faut investir la Tour Eiffel, le chantier a commencé. Les hélicoptères envahissent l’espace aérien parisien, (inconcevable aujourd’hui), pour venir livrer des containers sur des plateformes qui ont poussé tels des excroissances malsaines à tous les étages de la tour. Défigurée, elle se mue presque en plateforme pétrolière.

La valse des hélicoptères n’est d’ailleurs pas sans nous rappeler le film Apocalypse now. Car, très loin d’un idéal, c’est en effet une vision apocalyptique de notre capitale que nous propose Alain Bublex.

Mais, approchez-vous. Les couleurs saturées des hélicoptères contrastent fortement avec fond sombre de la photographie. On comprend alors le protocole de travail de l’artiste qui plug des images de synthèse sur une vraie prise de vue, accentuant ainsi le caractère illusionniste de l’œuvre.

Tout ici n’est que fiction, ouf !