Deux carrés découpés en M

Vera Molnar

Date : 2007

Support : Peinture

Dimension : 100 x 200 cm

Acrylique sur toile
© Adagp, Paris, 2009

Vera Molnar peut être présentée comme un peintre géométrique : les éléments de base de son travail sont parmi les plus simples, les plus élémentaires : la ligne, le carré, le blanc, le noir, parfois des gris, des rouges, des bleus… A l'exploration de ces formes, elle a consacré des dizaines d'années ; et elle continue aujourd'hui. La représentation de la nature ne l'a jamais intéressée, et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c'est, dit-elle, que « la simplicité de ces formes l'émeut encore et toujours ». Et l’on sent bien, qu’au-delà de ces formes, autre chose se joue. Dans les « carrés tronqués scindés » et les « carrés découpés en bande et pliés », il n’y a en fait aucun carré, mais des fragments ou des possibilités de carrés ! Les formes colorées, unies, identiques dans chaque tableau, se chevauchent, se recoupent, donnant l’impression d’un équilibre instable, toujours en possibilité d’évolution, de variation. Rien n’est stable, et pourtant tout se tient : l’aventure n’est jamais finie, tout peut être modifié, recommencer. Ce que j’aime, dit Vera Molnar, c’est le non-fini, le devenir. Le travail – qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire "machinique" (Véra Molnar est d'ailleurs une des premières artistes à avoir utilisé l'ordinateur) - a en réalité pour but de faire surgir l'imprévu, la liberté, l'imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent « extravagantes », comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.

Le diptyque « Deux carrés découpés en M » fait références aux nombreuses études réalisées par l’artiste dans les années 60 sur l’esthétique des lettres de l’alphabet. Dans cette démarche, elle s’est arrêtées longuement sur la lettre « M » et fait directement référence à l’un de ses maitres dans son titre : « M comme Malevitch ».

Fermer

Le guide