Metal Box

Vivan Sundaram

Date : 2008

Support : Photographie

Dimension : 105 x 194 cm

Impression pigmentaire sur papier archive

Vivan Sundaram travaille sur des supports variés : peinture, sculpture, imprimerie, photographie, installation et vidéo d’art. Intertextuels par essence, ses travaux témoignent de sa conscience politique. Ses œuvres des années 80 révélaient une tendance aux représentations figuratives et traitaient de questions identitaires. Tous ses travaux évoquent des problèmes sociaux, la culture populaire, des problèmes de perception, de mémoire et d’histoire.
Sa série actuelle, Trash, développe un thème qui lui est cher depuis 1997. Il y explore les implications sociales et l’esthétique des déchets urbains et des produits de seconde main. Son étalage des détritus urbains, résultat de la frénésie de consommation à l’échelle planétaire, suggère une fascination pour la modernité à travers des objets recyclés et le procédé moderniste du bricolage.
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Le guide



Quel est ce paysage étrange ?
Au premier coup d’œil, nous sommes attirés par les couleurs vives, l’aspect « confetti » de cette image au relief joyeux. Un aspect familier qui place l’œuvre dans une veine Pop peut-être.

Avez-vous identifié le motif récurrent de cette mer colorée ? Il s’agit bien de canettes, les « metal boxes » comme l’annonce le titre, qui font écho aux bouteilles de Coca d’Andy Warhol. Mais l’intervention de cette carcasse métallique centrée, tranche singulièrement avec les couleurs saturées, gaies et introduit une tension qu’un examen plus attentif de l’image nous révèlera.

Distinguez-vous la canette verte qui semble flotter sur cette mer colorée en avant plan?
N’est-ce pas exactement la même que l’on retrouve juste au centre, ici et là au loin ? Regardez de plus près… nous sommes devant un photomontage.
Vivan Sundaram compose un panorama à partir de quelques boites qu’il multiplie jusqu’à l’horizon, donnant l’illusion d’un véritable raz-de-marée.
Pour réaliser cette prise de vue, l’artiste indien à la renommée internationale n’a pas quitté son atelier dans lequel il a volontairement accumulé les déchets, réfléchissant sur les implications au long terme de la société de consommation.

A travers la photographie, les installations, la vidéo… il élabore une œuvre avant tout sociale et engagée.
Interrogeant notre rapport au monde, il aborde cette fois la question de l’écologie et de la responsabilité collective qui désormais concernent aussi la nouvelle classe aisée indienne. En confrontant directement ses contemporains à la réalité, cette réalité truquée pour mieux nous saisir, Sundaram espère provoquer une prise de conscience salutaire.