Sans titre

Mathieu Mercier

Date : 2014

Support : Peinture

Dimension : 230 x 215 cm

Les acryliques sur toile aux motifs d’inspiration textile reprennent à leur compte les grands principes formels de la peinture moderne, et plus particulièrement de la peinture à bandes parallèles.

Le vocabulaire classique de leur composition en triptyque est mis à mal par les différences d’épaisseur et de formats des châssis employés, dont les agencements décalés, presque rythmés, confèrent une valeur sculpturale, si ce n’est objectale, aux peintures.

Si elles se prêtent volontiers aux projections mentales, en faisant appel à la mémoire visuelle du spectateur et à ses représentations, mêlées, de grandes abstractions de la modernité, elles renvoient aussi à un champ dense de problématiques, d’une possibilité décorative revendiquée par Buren aux complexités dialogiques de la forme et de l’objet.

L’oeuvre peinte sur toile, rare, n’est pas pour autant inédite dans l’oeuvre de Mathieu Mercier. Ainsi un précédent ensemble de tondi kaléidoscopiques décomposant l’image d’un diamant révélait, dans un esprit critique, l’artificialité de certains codes picturaux.

Cette nouvelle série rappelle aussi et surtout celle, photographique, récente, des Scans, par les motifs historiquement référencés et les réflexes traditionnels de l’analyse picturale qu’elle met sciemment en jeu.

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Le guide

Les acryliques sur toile aux motifs d’inspiration textile reprennent à leur compte les grands principes formels de la peinture moderne, et plus particulièrement de la peinture à bandes parallèles.

Le vocabulaire classique de leur composition en triptyque est mis à mal par les différences d’épaisseur et de formats des châssis employés, dont les agencements décalés, presque rythmés, confèrent une valeur sculpturale, si ce n’est objectale, aux peintures.

Si elles se prêtent volontiers aux projections mentales, en faisant appel à la mémoire visuelle du spectateur et à ses représentations, mêlées, de grandes abstractions de la modernité, elles renvoient aussi à un champ dense de problématiques, d’une possibilité décorative revendiquée par Buren aux complexités dialogiques de la forme et de l’objet.

L’oeuvre peinte sur toile, rare, n’est pas pour autant inédite dans l’oeuvre de Mathieu Mercier. Ainsi un précédent ensemble de tondi kaléidoscopiques décomposant l’image d’un diamant révélait, dans un esprit critique, l’artificialité de certains codes picturaux.

Cette nouvelle série rappelle aussi et surtout celle, photographique, récente, des Scans, par les motifs historiquement référencés et les réflexes traditionnels de l’analyse picturale qu’elle met sciemment en jeu.